Situation sécuritaire

Déclaration sur la situation sécuritaire de la RCA

Centrafricaines, Centrafricains, je viens aujourd’hui en ma qualité de Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Président de l’Association des Maires de Centrafrique, m’adresser à vous.

L’heure est grave ; notre pays est en guerre. Notre pays est en guerre du fait d’une partie composante de notre population, d’une partie de nos compatriotes.

Nous devons à jamais privilégier l’unité nationale, la prise de conscience collective pour préserver les acquis démocratiques que nous avons réalisés grâce au Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr. Faustin Archange TOUADERA et son Gouvernement, toutes les institutions de la République et faire en telle sorte que cette richesse commune qui est acquise ne nous échappe pas à cause de quelques membres de notre communauté Centrafricaine. Les fondamentaux de la cohésion nationale, c’est-à-dire les ententes et les accords que nous avons eus entre nous, je fais référence ici à l’accord de Bangui qui avait été préparé à Khartoum témoignant à suffisance le Président de la République qui s’est prêté volontairement au jeu démocratique pour sauver l’essentiel qui est l’unité nationale, la cohésion sociale et l’entente entre les communautés.

La meilleure aspiration démocratique de l’heure est celle qui vaudrait que nous allions vers l’apaisement des coeurs et que nous fassions tout pour alrle dans le sens indiqué par le Président de la République et son Gouvernement qui a toujours été à l’écoute de ses populations.

Alors, je vous lance un vibrant appel pour que les populations elles-mêmes s’organisent pour protéger ce qui est acquis, c’est-à-dire les acquis démocratiquement réalisés et faire de telle sorte que nousmêmes nous soyons la véritable armée pour que nous appuyions nos forces de défenses intérieures et l’administration, sans oublier tous ceux qui viennent aujourd’hui de la communauté internationale en commençant par nos frères des pays africains et les amis du monde entier qui sont à notre chevet depuis quelques temps à nous accompagner. Tout ce qui a été fait jusqu’ici ont s’inscrire dans ce qu’on appelle l’union sacrée ; cette union sacrée vaudrait que aucun fils de ce pays ne soit mis en marge de la société, et la volonté populaire que tous attendent c’est de voir que ce pays sorte la tête de l’eau.

Aujourd’hui nous sommes con-frontés à une crise et à cette guerre qui nous ont été impo-sée.

Alors, face à cette situation, nous avons une seule voie, c’est l’unique voie. C’est que nous nous constituons en dé-fenseurs de notre démocratie et faire que la route soit barrée à tous ceux qui vont se mettre à travers. Et là, il faudrait que nous nous comprenions et que nous appartenions effective- ment à cette nation qui est la République Centrafricaine pour être tous ensemble face à ceux qui viennent de l’exté-rieur pour nous replonger dans une crise très profonde, plus grave que ce que nous avons connu jusqu’ici. C’est pour cela que je demande aux po-pulations, aux uns et aux autres, surtout à la jeunesse d’être jalouse de ce qui est fait ; d’être jalouse de notre marche irréversible vers la paix, l’unité nationale et la cohésion sociale.

Voilà un moment où jamais le politique, les Civiles et les mi-litaires nous devons montrer que nous sommes centrafri-cains, et que nous appartenons à cette nation qui nous a été léguée par le Président Fonda-teur Barthélémy BOGANDA dans l’Unité, Dignité et le Tra-vail.

Je vous remercie.